Info Union Locale / Départementale / Régionale

Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 22:52
Synthèse

Dans les entreprises dépourvues d’institution représentative du personnel (comité d’entreprise, délégués du personnel, délégués syndicaux), le salarié convoqué à un entretien préalable au licenciement a la faculté de se faire assister lors de cet entretien par un conseiller du salarié. Celui-ci exerce sa mission à titre bénévole. Il est soumis au secret professionnel et plus généralement à une obligation de discrétion à l’égard des informations présentant un caractère confidentiel et données comme telles par l’employeur.

En cas de licenciement dans ces entreprises, la lettre de convocation à l’entretien préalable au licenciement (envoyée en recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé) doit mentionner la faculté pour le salarié de se faire assister par un conseiller du salarié et préciser l’adresse des services ou la liste des conseillers du département est disponible.

A savoir
Les conseillers prud’homaux en activité ne peuvent pas exercer les fonctions de conseiller du salarié.

Qui peut être conseiller du salarié ?

Toute personne bénéficiant d’une expérience du monde de l’entreprise et des relations entre employeurs et salariés, ainsi que d’une certaine connaissance du droit social, peut devenir conseiller du salarié. En revanche, les conseillers prud’homaux en activité ne peuvent pas exercer les fonctions de conseiller du salarié.

Où trouver un conseiller du salarié ?

Les conseillers du salarié figurent sur des listes préparées dans chaque département par le directeur départemental du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), après consultation des organisations de salariés et d’employeurs les plus représentatives. Elles sont arrêtées par le préfet du département. Ces listes sont révisées tous les 3 ans mais peuvent être complétées à tout moment. Elles peuvent être consultées :
- dans chaque section d’inspection du travail ;
- dans toutes les mairies.

Quel est le champ d’intervention du conseiller du salarié ?

Les conseillers du salarié exercent leur mission dans :
- le département où est établie la liste à laquelle le conseiller appartient ;
- les entreprises dépourvues d’institution représentative du personnel élue ou désignée (la présence d’institution représentative du personnel est appréciée au niveau de l’entreprise et non de l’établissement).

Comment se faire assister par un conseiller du salarié ?

Le salarié convoqué à un entretien préalable au licenciement choisit un conseiller du salarié sur la liste du département de son établissement. Il lui communique la date, l’heure et le lieu de son entretien. Le salarié dispose d’un délai minimum de 5 jours ouvrables pour trouver un conseiller du salarié, l’entretien préalable au licenciement ne pouvant avoir lieu moins de 5 jours ouvrables après la présentation au salarié de la lettre de convocation.

Le conseiller du salarié le prévient de sa participation ou de son impossibilité de se rendre à l’entretien. Dans cette seconde hypothèse, le salarié doit faire appel à un autre conseiller. Le salarié doit informer son employeur de la présence du conseiller à l’entretien. L’employeur peut demander à celui-ci la justification de sa qualité, mais il ne peut s’opposer ni à son entrée dans l’établissement, ni à l’exercice de la mission d’assistance du salarié lors de l’entretien préalable au licenciement.

De quels moyens le conseiller du salarié dispose-t-il ?

Lorsque le conseiller du salarié est lui-même salarié, il dispose :
- d’un crédit d’heure de 15 heures par mois dans les entreprises d’au moins 11 salariés (aucun report d’un mois à l’autre n’est possible). Cette autorisation d’absence est strictement limitée au cadre de l’entretien (durée de l’entretien, temps de trajet pour s’y rendre et en revenir). Ces heures d’absence sont considérées et payées comme temps de travail par l’employeur à qui l’État rembourse le montant versé à ce titre. Dans les entreprises d’au moins 11 salariés, l’employeur ne peut pas refuser au salarié qui a la qualité de conseiller du salarié le droit de s’absenter de l’entreprise pour exercer sa mission ;
- d’un accès privilégié à la formation dans le cadre d’un congé de formation économique, sociale et syndicale.

En outre, le temps passé par le conseiller du salarié hors de l’entreprise pendant les heures de travail pour l’exercice de sa mission est assimilé à une durée de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés, du droit aux prestations d’assurances sociales et aux prestations familiales ainsi qu’au regard de tous les droits que le salarié tient du fait de son ancienneté dans l’entreprise.


- L’exercice de la mission de conseiller du salarié ne peut être une cause de rupture du contrat de travail.
- Le licenciement du conseiller du salarié ne peut intervenir qu’après autorisation de l’inspecteur du travail.

Tous les conseillers du salarié ont droit :
- à une attestation individuelle de conseiller du salarié délivrée par la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) qui leur adresse également copie de l’arrêté préfectoral. Ces documents leur permettent de justifier de leur qualité auprès de l’employeur du salarié assisté ;
- au remboursement de leurs frais de déplacement (et des frais de repas dans certains cas) ;
- à une indemnité forfaitaire annuelle de 40 €, dès lors qu’ils ont effectué au moins 4 interventions au cours de l’année civile ;
- à une protection sociale en cas d’accident de trajet survenu à l’occasion de l’exercice de leur mission.

 

source www.gouv.fr

Par cfecgc_SevelNord - Publié dans : Info Union Locale / Départementale / Régionale
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 21:49
Quelles sont les obligations de l’employeur à l’égard d’un salarié conseiller prud’homal ?

 

L’employeur est tenu à des obligations essentielles vis-à-vis d’un salarié élu conseiller prud’homal. Revue de détail des principales règles.

Laisser le temps nécessaire au salarié ‎pour se rendre et participer aux activités ‎prud'homales ainsi que pour se former,‎
maintenir sa rémunération, ne le licencier que ‎sur autorisation de l'inspecteur du travail, telles ‎sont les principales obligations de l'employeur vis-à-vis d'un salarié élu conseiller prud'homal.‎

Temps ‎nécessaire ‎à l'activité ‎prud'homale

Tout employeur doit laisser ‎aux salariés de son entreprise ‎membres d'un conseil de pru‎d'hommes le temps nécessaire ‎pour se rendre et participer ‎aux activités prud'homales. ‎Celles-ci incluent, notamment, ‎la prestation de serment, les ‎assemblées générales, les ‎audiences, l'étude des dossiers et les mesures d'instruction
‎[C. trav., art. L. 1442-5 et R. 1423-55].‎

Par ailleurs, le temps passé ‎hors de l'entreprise pendant ‎les heures de travail par les ‎conseillers prud'homaux du ‎collège salarié pour l'exerci‎ce de leurs fonctions est assi‎milé à un temps de travail ‎effectif pour la détermina‎tion des droits que ces sala‎riés tiennent de leur contrat ‎de travail, des dispositions ‎légales et des stipulations ‎conventionnelles [C. trav., ‎art. L. 1442-6].‎


À NOTER : Le temps passé hors de l'en‎treprise dont il est question ‎englobe le temps de trans‎port entre le lieu de travail ‎ou le domicile et le conseil de ‎prud'hommes [Circ. min. 11 juill. ‎‎1983].‎

 

Temps de repos ‎minimal
Tout salarié doit bénéficier ‎d'un repos quotidien d'une ‎durée minimale de 11 heures ‎consécutives [C. trav., ‎art. L. 3131-1]. Afin de garantir ‎un temps de repos minimal au ‎salarié membre d'un conseil ‎de prud'hommes, celui-ci a ‎droit, lorsqu'il travaille en ser‎vice continu ou discontinu ‎posté, à un aménagement ‎d'horaires [C. trav., art. L. 1442-7].‎


ATTENTION : Le temps nécessaire pour se ‎rendre du domicile au conseil ‎de prud'hommes ne peut pas ‎être imputé sur la durée du ‎repos quotidien. C'est ce que ‎vient de préciser la Cour de ‎cassation dans une affaire où ‎un contrôleur de la RATP affec‎té à l'équipe de nuit bénéficiait, ‎la veille de l'exercice de ses ‎fonctions prud'homales, d'un ‎aménagement d'horaires pour ‎respecter la durée du repos ‎quotidien. Aménagement jugé ‎insuffisant puisqu'entre la fin ‎du service à 20 h 15 et le ‎départ le lendemain matin au ‎conseil de prud'hommes de ‎Versailles où il devait être pré‎sent à 8h45 (trajet d'1 h 20 ‎à 1 h 30 depuis le 20e arron‎dissement de Paris), la durée ‎minimale du repos quotidien ‎de 11 heures n'était pas res‎pectée [Cass. soc., 8 avr. 2009, ‎n°08-40.278].‎

 

Maintien de la ‎rémunération
Les absences de l'entreprise ‎des conseillers prud'homaux, ‎justifiées par l'exercice de ‎leurs fonctions, ne doivent ‎entraîner aucune diminution de ‎leurs rémunérations et des ‎avantages correspondants, ‎qu'ils appartiennent au collège
salarié [C. trav., art. L. 1442-6 ; Cass. soc., 25 mai 2005, n°03-43.373]‎ ou au collège employeur [Cass.‎ soc., 12 oct. 2005, n° 03-47.749].‎
Cependant, le nombre d'heures ‎indemnisables que les ‎conseillers prud'homaux peu‎vent déclarer avoir consacré ‎à l'exercice de leurs fonctions est limité [C. trav., art. D. 1423-‎‎65 à D. 1423-72].‎

 

L'employeur est remboursé ‎mensuellement par l'État des ‎salaires maintenus aux ‎conseillers du collège salarié ‎ainsi que de l'ensemble des ‎avantages et des charges ‎sociales y afférents, à condi‎tion d'en faire la demande au ‎greffe du conseil de pru‎d'hommes au plus tard dans ‎l'année civile qui suit l'absence ‎du salarié de l'entreprise. ‎À défaut, la demande de rem‎boursement est prescrite ‎[C. trav., art. L. 1442-6].‎

 

À NOTER : que les salariés rému‎nérés uniquement à la com‎mission sont indemnisés direc‎tement par l'État sur la base ‎d'une indemnité horaire égale à 1/1 607e de leurs revenus ‎[C. trav., art. D. 1423-60‎


Congé de formation
L'employeur doit accorder à ‎ses salariés conseillers pru‎d'homaux, sur leur demande ‎et pour les besoins de leur ‎formation, des autorisations ‎d'absence, dans la limite de ‎six semaines par mandat et ‎de deux semaines par année
civile [C. trav., art. L. 1442-2; C. trav., ‎art. D. 1442-7].‎
Il doit rémunérer ces absences ‎mais peut imputer leur coût sur ‎la participation à la formation ‎professionnelle continue. Par ‎ailleurs, la durée de ce congé ‎de formation ne peut pas être ‎imputée sur celle du congé ‎payé annuel. Elle est assimi‎lée à une durée de travail ‎effectif pour tous les droits que ‎le salarié peut faire valoir du ‎fait de son ancienneté dans ‎l'entreprise.‎


Protection contre le ‎licenciement
Si l'employeur veut licencier ‎un salarié membre d'un conseil ‎de prud'hommes, il doit sol‎liciter l'inspecteur du travail et ‎obtenir son autorisation [C. trav., ‎art. L. 2411-22] ; (voir Mémo social ‎‎2009, n° 1630).‎

 
source www.gouv.fr


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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 17:17

Un message clair que nous voulons

faire passer le 1er Mai 2009 :

« Nous aussi,nous avons le droit de vivre ! »

 

Ce n’ est pas plus compliqué que cela !

Nos dirigeants réforment au « pas de charge » et nous expliquent que c'est pour notre bien ! Nous voudrions juste qu'ils prennent en compte -dans leurs petites analyses et leurs grandes priorités- que  si les actionnaires perdent de l'argent, nous, les salarié(e)s, c'est notre gagne pain que nous allons perdre….pour ceux qui ont encore un travail !.

Ce n'est pas en prétendant nous faire travailler jusqu'à 65 ou 70 ans, dimanche compris,  alors qu'on est licencié avant 50 ans,  que les  pouvoirs publics vont régler le problème des licenciements massifs ou celui du pouvoir d’achat de nos collègues ! Il est vrai que l'Etat est mal placé aujourd’hui pour donner des leçons alors que lui même « réduit la voilure » en diminuant drastiquement le nombre de fonctionnaires dans notre pays !.

 

Après les brillants succès des manifestations des 29 janvier et 19 mars derniers, il faut donc faire encore mieux….le 1er mai prochain !

 

Pas de mot d'ordre de faire grève, et pour cause ! Ainsi, toutes celles et tous ceux qui ne peuvent pas, habituellement, nous rejoindre dans les manifestations pour exprimer leur volonté que ça bouge….pour ne pas perdre une journée de salaire, parce qu’ils craignent pour leur emploi et ne veulent pas trop se montrer, etc… et bien, à toutes celles et tous ceux là, nous pouvons dire aujourd’hui :

 

Venez nous rejoindre !

Faisons du 1er mai une grande mobilisation !

Obtenons que le plan de relance intègre,enfin,

 un volet social à la hauteur de la situation !

 

Une rencontre des Organisations Syndicales Régionales du Nord Pas de Calais est programmée ce lundi 6 avril en fin d’après midi afin de déterminer les modalités et les actions de cette Nouvelle JOURNEE NATIONALE de MOBILISATION dans notre région ! Nous vous tiendrons, bien évidemment, informés des décisions prises dans les meilleurs délais !

 

Pour que vous disposiez de la totalité de l’information, je vous transmets, en fichiers joints, le message d’appel à la mobilisation du Secrétaire Général de la CFE-CGC, Gérard LABRUNE, ainsi que le texte du Communiqué de l’Inter-Syndicale Nationale du 30 mars 2009.

 

Dès à présent, il nous faut engager la mobilisation générale pour

 réussir un GRAND 1er MAI 2009 !

 

Régis DOS SANTOS

Président de l’Union Régionale

CFE-CGC Nord-Pas de Calais

 
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